Association des amis d’Évariste Galois

Association des amis d’Évariste Galois


L’Association des Amis d’Évariste Galois (ADAEG) vise à mieux connaître et à mieux faire connaître la vie et l’œuvre d’Évariste Galois, mathématicien mort en duel à vingt ans, dont les travaux ont révolutionné les mathématiques modernes.

Origine & Documents

L'ADAEG


Cette association loi 1901 a été constituée à l’initiative de François Buffet, arrière-arrière-petit-neveu d’Évariste Galois, avec le soutien de représentants des principaux milieux scientifiques (enseignement, recherche, ingénierie, édition…).

Elle s’inscrit dans la continuité des cérémonies du bicentenaire d’Évariste Galois et de la pose d’une plaque à son nom rue des Bernardins à Paris.

Connaître
sa vie

Faire l’état de l'art des publications diverses existant à ce jour et explorer les sources susceptibles d’aider à éclairer les nombreuses zones d’ombre.

Connaître
son œuvre

Montrer l’actualité de la mathématique galoisienne dans les mondes universitaire et économique à l’âge du big data.

Faire connaître
sa vie

Mettre en place une stratégie de communication s’appuyant sur des outils aptes à toucher un large public.

Faire connaître
son œuvre

Animer la communauté des professionnels de l’art.

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Statuts Bulletin d’adhésion

Journée de lancement du 8 juin 2018


L’association a organisé sa réunion publique de lancement et première Journée Galois le 8 juin 2018 après-midi à l’École normale supérieure, rue d’Ulm à Paris.

Son président, François Buffet, arrière-arrière-petit-neveu d’Évariste Galois, a ouvert la séance par une rapide biographie de Galois suivie d’une présentation de l’association : ses racines, ses buts, des propositions de projets.

Il a notamment annoncé que l’association avait eu l’immense privilège de pouvoir consulter les manuscrits de Galois, en principe incommunicables. Elle le doit à M. Étienne Ghys, membre de l’Académie des sciences, et Mme Françoise Bérard, directrice de la Bibliothèque de l’Institut de France.

Un premier examen a révélé un fait passé inaperçu jusque-là, à savoir que le nom de l’adversaire en duel de Galois, Pecheux d’Herbenville, figure sur l’un des feuillets, sous la légère variante Lepecheux d’Herbinville. Ces éléments patronymiques sont environnés de mots raturés, certains bien lisibles, comme « adorable », d’autres beaucoup moins, comme « madame ??? ».

Totalement déchiffrées, ces ratures livreraient sans doute de précieux indices sur les circonstances encore très obscures du duel fatal à Galois. La Bibliothèque de l’Institut va incessamment prendre contact avec le laboratoire du Louvre pour procéder à une analyse spécialisée qui devrait permettre d’en venir à bout. Cet examen portera aussi sur deux autres séries de ratures, qui cacheraient quant à elles le patronyme de « l’infâme coquette » supposée à l’origine du duel, « Stéphanie Dumotel », selon une lecture qui divise les spécialistes (Carlos Infantozzi et Robert Bourgne).

Ce discours d’ouverture fut suivi par la projection du film d’Alexandre Astruc intitulé « Évariste Galois » et produit en 1965.

Pour répondre à certaines questions posées pendant et après la Journée, le polytechnicien critique et le coup de sifflet policier sont fictionnels. Ils ont été respectivement et probablement introduits pour mettre en valeur l'originalité supérieure des travaux de Galois et pour expliquer pourquoi il a été laissé sur le pré par ses témoins – cet abandon reposant lui sur un témoignage paru une quinzaine d'années après la mort de Galois.

La recherche a par ailleurs progressé depuis le film : nous savons de plusieurs sources que l’adversaire de Galois n’est pas Duchâtelet, mais Pecheux d’Herbenville.

Plus personne ne croit non plus que le duel de Galois ait été provoqué par la police, comme le film semble s’en faire l’écho.

Un entretien avec le réalisateur Alexandre Astruc éclaire par ailleurs le court-métrage.

Les mathématiques proprement dites sont ensuite montées sur scène, en la personne de Ramla Abdellatif, maîtresse de conférence à l’Université de Picardie Jules Verne, qui a donné un exposé très clair et très vivant de la théorie de Galois, en suivant une approche globalement historique.

Elle a laissé la place à Pierre Cartier, professeur à l’IHES, qui a vagabondé parmi les prolongations ou autres visions de cette même théorie de Galois, entre Grothendieck, Langlands et bien d’autres, se remémorant au passage diverses anecdotes qui ont fait tout le sel de son exposé.

La journée a été clôturée par Charles Alunni, directeur du Laboratoire disciplinaire « Pensée des sciences » à l’ENS, qui a dressé le portrait de Galois philosophe, par l’examen et la contextualisation de sa copie en cette matière au concours de l’École préparatoire. Les qualités de Galois en philosophie étaient certaines et n’ont pas été perçues à leur juste mesure par son examinateur. Cette thématique a fait l’objet d’un « Dossier Galois » dans le dernier numéro (2018) de la Revue de synthèse.

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Programme de la journée
François Buffet

Présentation de l’ADAEG

Cinéma

Projection du film d’Alexandre Astruc

Ramla Abdellatif

« À la recherche des racines perdues : de Babylone à Bourg-la-Reine en passant par la Norvège »

Pierre Cartier

« Non, Galois n'est pas mort, car il bouge encore… »

Charles Alunni

« Galois philosophe »

Réalisations


De nombreuses initiatives ont été prises depuis 2011 autour de la commémoration des 200 ans de la naissance de Galois.

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contact@evaristegalois.org